The White Pixel Ape - Shaka Ponk (Electro-Rock)


          Très fatigué après une rude journée, je découvre que le nouvel album de Shaka Ponk est en écoute intégrale sur iTunes. Même si le single Wanna Get Free m'avait beaucoup déçu, je mets tout à priori de côté et lance l'écoute, en espérant puiser un peu d'énergie chez ce groupe que j'ai tant aimé.

Raté !

L'album est tellement formaté que c'en devient effrayant. Les Shaka auraient-ils un problème d'ego ou un manque d'inspiration ? Un peu des deux sans doute. On les a tellement médiatisés qu'ils ont perdu leur côté rock primitif : c'est bête quand on a un primate comme mascotte ! Bref, moi qui étais fatigué, me voilà en état de somnolence aiguë.



La première chose qui m'a frappé, c'est que le groupe ne sait plus vers où aller. En voulant toucher un public très (trop) varié, Shaka Ponk se perd, et nous avec. Entre l'intro de Wanna Get Free évoquant l'électro-swing de Caravan Palace, le riff de Monkey On The Wall copié sur Lonely Boy des Black Keys, des consonances reggae sorties de nulle part pour Last Alone, les Français perdent toute leur crédibilité.
On retiendra tout de même deux ou trois chansons qui sortent (à peine) du lot, et qui sont plus proches d'un Shiza Radio que d'un My Name Is Stain.

J'aimerais également m'arrêter sur la production de l'album. Le son ne m'a pas du tout plu, par son côté beaucoup trop commercial. La guitare n'apporte aucune chaleur, la basse n'a pas attaque, et l'omniprésence de sons électroniques devient lassante. De plus, les voix manquant d'énergie sont trafiquées à en devenir énervantes. On est vraiment loin de Bad Porn Movie Trax et ses puissants riffs de guitare, même si le précédent album laissait penser que le groupe tendait à valoriser l'efficacité au détriment de la qualité.

Shaka Ponk sur scène lors de la tournée de The Geek & The Jerkin Socks

Vus à deux reprises lors de la précédente tournée, j'étais tombé sous le charme de cette énergie au service du public, et la mise en scène complétement loufoque avec cet écran circulaire au centre de la scène. D'après les images des premiers concerts de cette nouvelle tournée, le groupe a mit le paquet tout en restant dans la même veine, c'est-à-dire des effets vidéo et de lumières délirants. C'est sans doute ce travail en amont de Frah qui pourrait sauver le show.

Cet album marchera, car il est fait pour cela. Mais pour les fans des premiers opus de Shaka Ponk, ce sera comme pour moi une grande déception, car The White Pixel Ape est le travail d'un groupe "électro-punk" usé jusqu'aux os par les travers de la popularité.



Allous



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