Beach House (Toulouse, juin 2016)


Quand vint le premier kick de batterie du concert, une toile de fond parsemée d'étoiles s'illumina derrière les musiciens. A ce moment, l'appellation dream pop prit tout son sens.
 
Les lèvres se pincent de plaisir, les yeux se plissent, se ferment... Pas de surprise, le son vaporeux de Beach House a remplit ses promesses d'évasion onirique. Or, en concert, les compositions de Beach House se remplissent également d'une dimension plus sauvage, dévoilant par là les racines rock du projet. Le batteur tape fort, certains morceaux se finissent en montée survoltée : sous la surface pelucheuse, on trouve un cœur rugissant.

L'année précédente, le groupe nous avait gâté de deux albums, Depression Cherry et Thank Your Lucky Stars, cinquième et sixième album studio - situés dans la continuité de ce que Beach House avait proposé jusque là. Certains titres séduisent instantanément l'oreille, mais le pouvoir psychédélique se dilue parfois dans une simplicité trop appuyée des mélodies. En effet, les morceaux de Beach House se prêtent assez peu à une écoute réitérée sous peine de casser la magie, modeste, un peu fragile, de l'ensemble. D'un autre côté, certaines tracks restent des puits d'enchantement quasi-infini (The Traveller - qui n'a malheureusement pas été joué).

Ce groupe au son charmeur a proposé un concert qui répondait aux attentes, bien qu'on ait senti les artistes un brin distant avec le public. Il a manqué l'étincelle - la fascination pour un jeu de scène, une technicité incroyable - pour en faire un grand concert. Une citation de La Cité de la Peur parlera mieux qu'un long discours : "Bien [très bien !] mais pas top".

Valou

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