Cannes 2017 : Mise à Mort du Cerf Sacré, Les Proies, How to Talk to Girls at Parties
Des
adolescents amateurs de punk rencontrent par hasard des
extra-terrestres. L'histoire, cousue de fil blanc, ne semble pas avoir
profité de grands efforts d'écriture. Le tout apparaît si peu incarné
et simplet que ça en devient offensant.
Se reposant beaucoup (trop) sur le concept éculé de l'alien mal intégré, souffrant d'une mythologie SF nanardesque et se pâmant d'un titre hors-sujet, How to Talk semble se limiter à la blague du pitch qui, malheureusement pour nous, tourne court. Le navet du Festival.
Se reposant beaucoup (trop) sur le concept éculé de l'alien mal intégré, souffrant d'une mythologie SF nanardesque et se pâmant d'un titre hors-sujet, How to Talk semble se limiter à la blague du pitch qui, malheureusement pour nous, tourne court. Le navet du Festival.
Mise à Mort du Cerf Sacré (Yorgos Lanthimos - Compétition)
The Lobster
avait promu Lanthimos comme représentant d'un cinéma arty séduisant par sa
bizarrerie amusante. Or, le rythme léthargique du nouveau film du réal' grec et le jeu
volontairement éteint des acteurs absorbent vite les espoirs du
spectateur venu retrouver l'ambiance de The Lobster. Il fait face à la place à un film aride, tordu mais étouffant.
Les Proies (Sofia Coppola - Compétition)
Se détournant d'une zone de confort qui avait autant rétréci que son fan-club, Sofia Coppola effectue son grand retour avec probablement son œuvre la plus consensuelle, la plus accessible, prenant la forme de ce remake d'un film de Don Siegel.
La réalisatrice porte son regard sur le chamboulement amené par l'arrivée d'un homme chez des femmes et jeunes filles vivant à l'écart d'un monde en guerre. Elle filme les efforts de chaque personnage féminin pour s'attirer une attention particulière de ce soldat (Colin Farrel, très bon), faisant de nous un complice amusé ou embarrassé.
Après un début piano, le film gagne progressivement en intensité mais Sofia Coppola se garde de toute excentricités : sa mise en scène est sobre, en retrait. Au final, Les Proies s'avère être un thriller au charme old school, mais sa courte durée et son récit sagement limpide en laissent un souvenir plutôt anecdotique.
Valou
Les Proies (Sofia Coppola - Compétition)
Se détournant d'une zone de confort qui avait autant rétréci que son fan-club, Sofia Coppola effectue son grand retour avec probablement son œuvre la plus consensuelle, la plus accessible, prenant la forme de ce remake d'un film de Don Siegel.
La réalisatrice porte son regard sur le chamboulement amené par l'arrivée d'un homme chez des femmes et jeunes filles vivant à l'écart d'un monde en guerre. Elle filme les efforts de chaque personnage féminin pour s'attirer une attention particulière de ce soldat (Colin Farrel, très bon), faisant de nous un complice amusé ou embarrassé.
Après un début piano, le film gagne progressivement en intensité mais Sofia Coppola se garde de toute excentricités : sa mise en scène est sobre, en retrait. Au final, Les Proies s'avère être un thriller au charme old school, mais sa courte durée et son récit sagement limpide en laissent un souvenir plutôt anecdotique.
Valou



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